Le mercure est un métal argenté brillant, le seul se présentant sous forme liquide dans les conditions normales de température et de pression. Le mercure est naturellement présent dans l’environnement, essentiellement dans les roches du sous-sol.
En région parisienne et dans le nord de la France, les sols contiennent plus de mercure que dans les zones rurales. Cette pollution s’explique par d’anciennes activités industrielles et par l’épandage de boues issues des stations de traitement des eaux usées. Dans ces zones, les teneurs dépassent souvent 0,1 milligramme de mercure par kilo de terre fine, une valeur rarement atteinte dans les sols cultivés ou forestiers des campagnes. Dans le Massif central, les sols sont naturellement plus chargés en mercure. Mais l’exploitation passée de mines d’or a encore renforcé cette concentration.
Le mercure n’est pas un oligoélément. Il est toxique sous toutes ses formes organiques et pour tous ses états chimiques. Son utilisation est règlementée et plusieurs directives européennes en limitent l’usage.
En médecine, il a été utilisé comme antiseptique (mercurochrome) ; depuis 2006, ce produit n’est plus commercialisé en France et aux Etats-Unis. Il entre également dans la composition des amalgames dentaires (45-50% de la composition).
L’alimentation est la principale source de contamination au mercure, très fortement liée à la consommation de gros poissons prédateurs. Il faut donc éviter de consommer trop souvent ces poissons (dorade, espadon, marlin, grenadier, bar, requin, thon). Les moules et les huîtres concentrent également le mercure.
Dans les sols, ce sont notamment les champignons qui concentrent ce composé.
De nombreuses intoxications au mercure ont été liées à un traitement des semences au début du XXe siècle ; ce traitement est interdit depuis 1982 en Europe de l’Ouest.
Toute la planète est concernée par la pollution au mercure ; même les zones polaires sont fortement imprégnées. Cette pollution est durable puisque le mercure n’est pas biodégradable et peut recontaminer plusieurs fois la chaîne alimentaire.